10 MYTHES À DÉCONSTRUIRE

Ce que l’on entend sur les chantiers...

Déplacez le curseur pour voir les réponses

« Les femmes ne sont pas assez fortes pour travailler en construction. »

Travailler sur un chantier, ce n’est pas qu’une question de muscles, mais de compétence. Aujourd’hui, c’est souvent l’équipement et les outils qui forcent à notre place. Et qu’on soit homme ou femme, on aura toujours besoin d’aide d’un collègue de temps en temps. La construction, c’est un travail d’équipe.

« La construction, ça n’intéresse pas les femmes. »

Depuis 20 ans, plus de 6 000 femmes ont amorcé une carrière dans l'industrie de la construction.

« Si les femmes étaient capables de travailler en construction, elles ne quitteraient pas le métier. »

Les principales causes qui poussent les femmes à quitter l’industrie sont la discrimination, le harcèlement et l’isolement. Elles ne quittent pas parce qu’elles ne se sentent pas capables de faire le travail.

« C’est pas le bon temps, on manque d’ouvrage. Elles vont voler la job des gars. »

L’industrie a toujours besoin de renouveler sa main-d’œuvre en raison des retraites et des départs. Malgré une baisse modérée prévue pour les prochaines années, les besoins de relève sont d’environ 8 000 nouvelles personnes par année.

« ENGAGER DES FEMMES, C’EST GÉRER DU TROUBLE. »

C’est plutôt le contraire ! Les employeurs qui ont intégré des femmes dans leurs équipes ont constaté des changements positifs : meilleur climat de travail, méthodes plus sécuritaires, accès à un plus grand bassin de main-d’œuvre compétente et motivée, image positive auprès de la clientèle, etc.

« Le milieu de la construction, c’est un monde d’hommes. Point. »

Le monde a changé : le Québec a fait le choix d’être une société plus équitable, égalitaire et diversifiée. La composition de la main-d’œuvre doit le refléter.

« Les femmes n’ont pas besoin de passe-droits. C’est discriminatoire pour les hommes. »

L’objectif des mesures particulières pour les femmes, c’est de leur offrir, à compétence égale, un parcours comparable à celui des hommes en facilitant leur accès à l’industrie et leur maintien en emploi. La vraie discrimination, c’est celle qui prévaut aujourd’hui à l’endroit des femmes.

« Les femmes vont être embauchées parce qu’elles sont du cheap labor. »

Les femmes représentent 1,91% de la main-d’œuvre. Elles ont les compétences et l’intérêt pour travailler sur les chantiers, mais elles vivent des embûches différentes des hommes. Par exemple, à compétence égale, elles n’ont pas les mêmes chances en emploi. L’industrie a besoin d’un coup de pouce pour corriger la situation.

« La discrimination des femmes, c’est pas mon affaire, je n’y peux rien seul. »

Pour construire un climat de travail respectueux, chaque geste compte. Les blagues envers les femmes, et aussi entre hommes, vont parfois trop loin. Ne pas encourager les propos discriminatoires, c’est l’affaire de tous. Donnez l’exemple et devenez un leader positif.

« Prioriser les femmes aux DEP, ça enlève des places aux gars. »

Même s’il y a des places priorisées dans les centres de formation, les femmes doivent répondre aux mêmes critères que les hommes pour y accéder. Augmenter le nombre de femmes compétentes sur les chantiers, ça passe d’abord par la formation.

STATISTIQUES

  • Hausse de 9 %, en 2017, du nombre de femmes diplômées des programmes d’études menant à la construction, avec 500 diplômées, soit un record depuis la mise en œuvre du premier programme d’accès à l’égalité des femmes, en 1997.
  • Hausse de 57 %, en 2017, des entrées chez les femmes dans l’industrie, avec 757 nouvelles femmes sur les chantiers.
  • L’année 2017 marque un pas quant à la progression de la présence des femmes sur les chantiers, avec 3 002 femmes actives, représentant 1,91 % de la main-d’œuvre, comparativement à 1,62 % en 2016.
  • Augmentation de 19 % du nombre d’employeurs embauchant des femmes depuis 2016, portant leur nombre à 2 439 entreprises en 2017. Cela signifie que 9,5 % des employeurs ont engagé au moins une femme.
  • Le nombre de certificats de compétence émis aux femmes diplômées et non diplômées en 2017 a doublé par rapport à 2016.

Consultez le bilan 2017.
Consultez le Programme d’accès à l’égalité des femmes 2015-2024.