LA MIXITÉ OBJECTIF 3 %

L’industrie change, sa main-d’oeuvre aussi. Il y a 10 fois plus de femmes sur les chantiers du Québec qu’il y a 20 ans, mais elles ne représentent encore qu'un peu plus de 1,5 % de la main-d’oeuvre. Objectif d’ici 2018 : 3 % de femmes sur les chantiers.

UN CHANTIER INCLUSIF

De plus en plus d’acteurs de l’industrie reconnaissent l’apport des femmes dans les équipes de travail. Travailleur ou employeur, on gagne tous à rendre les chantiers plus inclusifs, un geste à la fois.

10 MYTHES À DÉCONSTRUIRE

Ce que l’on entend sur les chantiers...

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« Les femmes ne sont pas assez fortes pour travailler en construction. »

Travailler sur un chantier, ce n’est pas qu’une question de muscles, mais de compétence. Aujourd’hui, c’est souvent l’équipement et les outils qui forcent à notre place. Et qu’on soit homme ou femme, on aura toujours besoin d’aide d’un collègue de temps en temps. La construction, c’est un travail d’équipe.

« La construction, ça n’intéresse pas les femmes. »

Depuis 20 ans, plus de 6 000 femmes ont amorcé une carrière dans l'industrie de la construction.

« Si les femmes étaient capables de travailler en construction, elles ne quitteraient pas le métier. »

Les principales causes qui poussent les femmes à quitter l’industrie sont la discrimination, le harcèlement et l’isolement. Elles ne quittent pas parce qu’elles ne se sentent pas capables de faire le travail.

« C’est pas le bon temps, on manque d’ouvrage. Elles vont voler la job des gars. »

L’industrie a toujours besoin de renouveler sa main-d’œuvre en raison des retraites et des départs. Malgré une baisse modérée prévue pour les prochaines années, les besoins de relève sont d’environ 8 000 nouvelles personnes par année.

« ENGAGER DES FEMMES, C’EST GÉRER DU TROUBLE. »

C’est plutôt le contraire ! Les employeurs qui ont intégré des femmes dans leurs équipes ont constaté des changements positifs : meilleur climat de travail, méthodes plus sécuritaires, accès à un plus grand bassin de main-d’œuvre compétente et motivée, image positive auprès de la clientèle, etc.

« Le milieu de la construction, c’est un monde d’hommes. Point. »

Le monde a changé : le Québec a fait le choix d’être une société plus équitable, égalitaire et diversifiée. La composition de la main-d’œuvre doit le refléter.

« Les femmes n’ont pas besoin de passe-droits. C’est discriminatoire pour les hommes. »

L’objectif des mesures particulières pour les femmes, c’est de leur offrir, à compétence égale, un parcours comparable à celui des hommes en facilitant leur accès à l’industrie et leur maintien en emploi. La vraie discrimination, c’est celle qui prévaut aujourd’hui à l’endroit des femmes.

« Les femmes vont être embauchées parce qu’elles sont du cheap labor. »

Les femmes représentent un peu plus de 1,5% de la main-d’œuvre. Elles ont les compétences et l’intérêt pour travailler sur les chantiers, mais elles vivent des embuches différentes des hommes. Par exemple, à compétence égale, elles n’ont pas les mêmes chances en emploi. L’industrie a besoin d’un coup de pouce pour corriger
la situation.

« La discrimination des femmes, c’est pas mon affaire, je n’y peux rien seul. »

Pour construire un climat de travail respectueux, chaque geste compte. Les blagues envers les femmes, et aussi entre hommes, vont parfois trop loin. Ne pas encourager les propos discriminatoires, c’est l’affaire de tous. Donnez l’exemple et devenez un leader positif.

« Prioriser les femmes aux DEP, ça enlève des places aux gars. »

Même s’il y a des places priorisées dans les centres de formation, les femmes doivent répondre aux mêmes critères que les hommes pour y accéder. Augmenter le nombre de femmes compétentes sur les chantiers, ça passe d’abord par la formation.

PROGRAMME D’ACCÈS À L’ÉGALITÉ

Quatre nouvelles mesures dans le coffre à outils


Consultez la version complète du Programme d’accès à l’égalité des femmes 2015-2024.
  1. 1

    ACCÈS DES FEMMES DIPLÔMÉES

    Une femme diplômée peut intégrer l’industrie de la construction en présentant son diplôme pour un métier reconnu, sans avoir besoin d’une garantie d’emploi ou d’une lettre d’engagement d’un employeur. Elle a deux ans pour effectuer 150 heures de travail pour un ou plusieurs employeurs. Après deux ans, si elle n’a pas travaillé 150 heures, elle pourra alors demander un certificat de compétence apprenti valide deux ans pour le même métier sur présentation d’une lettre d’engagement d’un employeur.

  2. 2

    ACCÈS DES FEMMES NON DIPLÔMÉES

    Une femme peut intégrer l’industrie de la construction lorsqu’un employeur lui garantit 150 heures de travail sur trois mois si l’état du bassin de main-d’oeuvre est à 30 % et moins.

  3. 3

    NOMBRE D'APPRENTIS PAR COMPAGNON EN CHANTIER

    Pour chaque femme apprentie qu’un employeur fait travailler sur un chantier, il peut faire travailler une personne apprentie de plus que la proportion apprenti-compagnon prévue sur un chantier, selon certaines conditions.

  4. 4

    MOBILITÉ DES TRAVAILLEUSES / EMPLOYEUR PRÉFÉRENTIEL

    Un employeur peut faire travailler une femme partout au Québec si elle a un certificat de compétence et a travaillé 500 heures et plus pour lui au cours des deux dernières années.

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