LA MIXITÉ OBJECTIF 3 %

L’industrie change, sa main-d’œuvre aussi. Il y a 10 fois plus de femmes sur les chantiers du Québec qu’il y a 20 ans, mais elles ne représentent encore que 1,5 % de la main-d’œuvre. Objectif d’ici 2018 : 3 % de femmes sur les chantiers.

UN CHANTIER INCLUSIF

De plus en plus d’acteurs de l’industrie reconnaissent l’apport des femmes dans les équipes de travail. Travailleur ou employeur, on gagne tous à rendre les chantiers plus inclusifs, un geste à la fois.

PROGRAMME D’ACCÈS À L’ÉGALITÉ

Quatre nouvelles mesures dans le coffre à outils


Consultez la version complète du Programme d’accès à l’égalité des femmes 2015-2024.
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    UN ACCÈS PLUS SIMPLE POUR LES FEMMES DIPLÔMÉES

    Une femme diplômée dans un métier reconnu peut obtenir sur demande un certificat de compétence valide deux ans, sans avoir besoin d’une garantie d’emploi ou d’une lettre d’engagement d’un employeur. Elle a deux ans pour effectuer 150 heures de travail pour un ou plusieurs employeurs, plutôt que 150 heures en trois mois pour un seul employeur.

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    UN ACCÈS PLUS RAPIDE POUR LES FEMMES NON DIPLÔMÉES

    Une femme non diplômée peut intégrer l’industrie de la construction lorsqu’un employeur lui garantit 150 heures de travail sur trois mois si l’état du bassin de main-d’oeuvre est à 30 % et moins, plutôt que d’attendre une ouverture des bassins lorsqu’il y aura une pénurie de main-d’œuvre.

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    AUGMENTATION DU NOMBRE D’APPRENTIS PAR COMPAGNON EN CHANTIER

    Pour chaque femme apprentie qu’un employeur fait travailler sur un chantier, il peut faire travailler une personne apprentie de plus que la proportion apprenti-compagnon prévue sur un chantier, selon certaines conditions.

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    MOBILITÉ PROVINCIALE PLUS RAPIDE POUR LES FEMMES

    Un employeur peut faire travailler une femme partout au Québec si elle a un certificat de compétence et a travaillé 500 heures et plus pour lui au cours des deux dernières années, au lieu des 1 500 heures habituelles.

En savoir plus

10 MYTHES À DÉCONSTRUIRE

Ce que l’on entend sur les chantiers...

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« Les femmes ne sont pas assez fortes pour travailler en construction. »

Travailler sur un chantier, ce n’est pas qu’une question de muscles, mais de compétence. Aujourd’hui, c’est souvent l’équipement et les outils qui forcent à notre place. Et qu’on soit homme ou femme, on aura toujours besoin d’aide d’un collègue de temps en temps. La construction, c’est un travail d’équipe.

« La construction, ça n’intéresse pas les femmes. »

Depuis 20 ans, plus de 6 000 femmes ont amorcé une carrière dans l'industrie de la construction.

« Si les femmes étaient capables de travailler en construction, elles ne quitteraient pas le métier. »

Les principales causes qui poussent les femmes à quitter l’industrie sont la discrimination, le harcèlement et l’isolement. Elles ne quittent pas parce qu’elles ne se sentent pas capables de faire le travail.

« C’est pas le bon temps, on manque d’ouvrage. Elles vont voler la job des gars. »

L’industrie a toujours besoin de renouveler sa main-d’œuvre en raison des retraites et des départs. Malgré une baisse modérée prévue pour les prochaines années, les besoins de relève sont d’environ 8 000 nouvelles personnes par année.

« ENGAGER DES FEMMES, C’EST GÉRER DU TROUBLE. »

C’est plutôt le contraire ! Les employeurs qui ont intégré des femmes dans leurs équipes ont constaté des changements positifs : meilleur climat de travail, méthodes plus sécuritaires, accès à un plus grand bassin de main-d’œuvre compétente et motivée, image positive auprès de la clientèle, etc.

« Le milieu de la construction, c’est un monde d’hommes. Point. »

Le monde a changé : le Québec a fait le choix d’être une société plus équitable, égalitaire et diversifiée. La composition de la main-d’œuvre doit le refléter.

« Les femmes n’ont pas besoin de passe-droits. C’est discriminatoire pour les hommes. »

L’objectif des mesures particulières pour les femmes, c’est de leur offrir, à compétence égale, un parcours comparable à celui des hommes en facilitant leur accès à l’industrie et leur maintien en emploi. La vraie discrimination, c’est celle qui prévaut aujourd’hui à l’endroit des femmes.

« Les femmes vont être embauchées parce qu’elles sont du cheap labor. »

Les femmes sont embauchées parce qu’elles peuvent faire le travail. Aucun compromis n’est fait sur la compétence. Le problème est qu’elles n’ont souvent même pas l’occasion de se faire valoir. Les femmes doivent avoir les mêmes occasions que leurs collègues masculins, selon les mêmes conditions d’emploi prévues aux conventions collectives.

« La discrimination des femmes, c’est pas mon affaire, je n’y peux rien seul. »

Pour construire un climat de travail respectueux, chaque geste compte. Les blagues envers les femmes, et aussi entre hommes, vont parfois trop loin. Ne pas encourager les propos discriminatoires, c’est l’affaire de tous. Donnez l’exemple et devenez un leader positif.

« Prioriser les femmes aux DEP, ça enlève des places aux gars. »

Même s’il y a des places priorisées dans les centres de formation, les femmes doivent répondre aux mêmes critères que les hommes pour y accéder. Augmenter le nombre de femmes compétentes sur les chantiers, ça passe d’abord par la formation.